Jeudi 26 juin 2008
En rejetant nettement le traité de Lisbonne, le peuple irlandais - porte parole de tous les peuples libres - vient de sauver l'Europe en mettant un
terme définitif à sa mécanique anti-démocratique.Seule parmi toutes les nations d'Europe a avoir été consultée par référendum, l'Irlande vient de prouver, à la suite des peuples français et hollandais en 2005, que plus personne ne veut de cette construction européenne souhaitée par nos élites mondialisées, et qui ne fait qu'amplifier les effets désastreux d'un monde sans frontière, en nous privant chaque jour des moyens de résister à son rouleau compresseur.
Insultée, menacée, dénigrée, tout au long d'une campagne truquée, l'Irlande vient de vivre de plein fouet ce que tous les autres pays membres de l'Union vivent de façon diffuse: l'incroyable mépris de la machine bruxelloise, qui étend son empire en arrachant aux nations, avec le consentement de leurs dirigeants, des pans entiers de leurs pouvoirs et de leurs libertés.
Il revient aujourd'hui à la France et à Nicolas Sarkozy, au moment de prendre la Présidence de l'Union, de tirer enfin les conséquences de ce "non" retentissant.
Il n'est plus possible désormais de faire repasser sous quelque forme que ce soit un nouveau projet européen qui oublie toujours plus les peuples et piétine leurs libertés.
Il n'est plus possible de mettre au ban une démocratie sous prétexte qu'elle n'a pas répondu comme on l'aurait voulu et comme on l'avait soigneusement préparé dans l'ombre des officines bruxelloises.
Il n'est plus possible d'interroger, un an plus tard, un peuple qui a dit "non" une fois pour toutes.
Plus rien de tout cela n'est possible, à moins de faire la preuve d'une fuite en avant totalitaire.
De faire la preuve que rien n'arrêtera plus une machine impériale qui entend se construire sans les peuples, ou malgré eux.
A moins de réveiller ces vieux démons que les bâtisseurs de l'Union avaient tout fait pour conjurer..
Le mandat de Nicolas Sarkozy est clair: renouer avec l'Europe des peuples et des nations libres, une Europe protectrice des libertés et des identités nationales, une Europe puissante de sa diversité.
Cette autre Europe, nous allons la construire ensemble dés les prochaines élections européennes, où le MPF présentera partout ses listes.
La vieille Europe est morte !
Vive la nouvelle Europe de la démocratie et des valeurs !
Le "non" iralndais est le "non" de la dernière chance.
Une nouvelle feuille vient de s'ajouter au trèfle couleur d'espérance.
C'est de Dublin que doit renaître l'Europe.
Aujoud'hui, nous sommes tous des Irlandais.
Philippe de Villiers
Président du Mouvement Pour la France
par MPF35
publié dans :
Européennes 2009
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site officiel du MPF Ille et Vilaine

Soyons tous aux côtés de nos amis irlandais qui vont
pouvoir, eux, s'exprimer lors de leur référendum sur le "traité de Lisbonne".
Nous avons eu le plaisir d'échanger avec
Paul-Marie Couteaux, député européen MPF, membre du groupe Indépendance et Démocratie.
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